Les sex toys, contenant des phtalates, sont-ils cancérigènes ?
C’est la question ouverte que posent les députés verts Allemands à leur gouvernement, en effet de nombreux produits, de consommation courante, sont composés par ces plastifiants. De nombreux chercheurs ont déjà planché sur le sujet, dès lors les autorités vont devoir, en toute transparence, étudier la question.
Les accessoires sexuels sont majoritairement composés (à près de 60% de leur composition) de phtalates, additifs qui permettent au plastique, par exemple le PVC, d’être plus souple (comme les godes ventouses) et de fait plus flexible. Les phtalates sont un groupe de produits chimiques très répandus dans notre vie courante (poupée gonflable, vibro…), nous les retrouvons dans de nombreuses marchandises comme les cosmétiques (le deuxième marché industriel où sont utilisés les phtalates), et ils sont fabriqués en quantité toujours supérieure depuis plus de 50 ans.
Les députés allemands s’interrogent aujourd’hui quant à la dangerosité de tels produits, vendus en masse et dont les répercussions sur la santé seraient importantes, les études prouvent que les phtalates seraient responsables de certains troubles hormonaux, de dérèglement de l’insuline qui provoque des maladies type diabète ou obésité.
Ils provoqueraient aussi, d’après une étude réalisée par des chercheurs Français de l’ INSERMCEA et de l’université Paris 7 en 2008, une baisse de la fertilité masculine, et des cancers testiculaires, en nette augmentation depuis quelques décennies. Les phtalates, plus communément nommés perturbateurs hormonaux, seraient causes de bon nombre de troubles . Pour appui la définition officielle donnée par l’Union Européenne qui ne laisse planer aucun doute concernant tous ses dérivés de pétrole tel que les phtalates, le bisphénol A ou encore les parabens, ces molécules sont toutes nocives et ce dans divers stades du métabolisme humain. Le problème de ces substances n’est pas tant qu’elles existent, le problème fait référence à la quantité que nous sommes obligés de côtoyer chaque jour.
Concernant le bisphénol A contenu dans les tétines destinées à nos bambins le problème est résolu depuis début juin, puisqu’il est interdit ; Actuellement, les parabens, interdits depuis le mois de mai 2011, sortent petit à petit de toutes les compositions cosmétiques.
Désormais il va falloir que le gouvernement allemand s’attarde sur ces produits chimiques qui restent très répandu dans la vie quotidienne, et notamment les phtalates mis à mal officiellement par les écologistes. La composition des sex-toys et autres accessoires sexuels destinés au plaisir humain vont devoir être étudiés à la loupe, afin d’en mesurer rapidement la toxicité pour les usagers.